“Sol & Civilisation est née il y a plus de 20 ans de la volonté de quelques responsables agricoles dont Raymond Lacombe, Gérard de Caffarelli et Henri de Benoist d’encourager un développement fondé sur le rôle de l’homme acteur des territoires et gestionnaire du vivant.
Dans un monde toujours plus urbain et avec des hommes davantage mobiles, nos fondateurs restaient convaincus que le sol était porteur de civilisation et qu’il convenait de l’expliciter avec raison et de le montrer en accompagnant, au mieux de nos moyens, les dynamiques rurales les plus intéressantes.

Ces convictions restent pleinement d’actualité. Ces dernières années, apparaissent de plus en plus fréquentes, des crises de nature diverse, écologique, alimentaire, économique et sociale, financière, qui appellent effectivement d’autres modes de faire et d’agir. Chacun le reconnait d’ailleurs désormais aisément comme l’illustre le succès du terme « développement durable », devenu l’Alpha et l’Omega de toute action et cet ardent désir de campagne qui s’exprime chez nos concitoyens.

Nous restons persuadés que les territoires ruraux ont effectivement un rôle à jouer dans cette recherche de durabilité et de sens. Leur rôle ne doit pas seulement se résumer à la tenue d’un espace et à des productions même reconnues comme essentielles. Ils sont porteurs d’une autre façon d’être ensemble responsable d’un espace où se pensent et s’épanouissent des solidarités entre l’homme et son milieu, entre les hommes eux-mêmes. Ce sont des milieux vivants où se créent de nouvelles valeurs ajoutées individuelles et collectives, locales comme globales. Il serait dommage de penser que seule l’agglomération d’hommes isolés mais néanmoins connectés par des réseaux virtuels sera durablement source d’épanouissement et de richesses. La ruralité porte, en complément de l’urbain, d’autres possibles essentiels.

Fort de nos réseaux et partenaires, avec nos publications et rencontres, riche de nos interventions de terrain, Sol & Civilisation, désormais structurée comme un think-tank tourné vers l’action, s’engage aujourd’hui plus largement dans la promotion de l’innovation territoriale.  Nous restons ainsi convaincus que le territoire ne se réduit pas au « local » ou au « terroir » mais peut être vu comme un espace stratégique pertinent pour dépasser un ensemble de problèmes, que les dynamiques collectives sont vecteur de progrès, et que le « développement durable » tant souhaité n’existe pas en soi mais ne s’exprime pleinement que s’il est porté par des hommes devenus acteurs de leur devenir. Le Territoire et l’Homme, le Sol et la Civilisation ont bien destin lié, hier comme aujourd’hui, aujourd’hui comme demain.”

 

 

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