Articles

Quel devenir pour les agriculteurs et les territoires du monde ?

En quelques mois, l’agriculture est revenue au cœur des préoccupations et des débats publics par la brusque montée des cours de certains produits agricoles et l’augmentation des prix alimentaires. Aussitôt se sont déclenchés des débats voire des polémiques sur les biocarburants et les aspects environnementaux. Au niveau mondial, des « émeutes de la faim » se multiplient et annoncent des crises récurrentes et de nombreux territoires ruraux sont fragilisés tant socialement qu’écologiquement.

Dans un monde en croissance démographique, dans un monde soucieux de préserver ses ressources naturelles, de maintenir une certaine biodiversité et de répondre aux défis climatiques et plus grave encore dans un monde de plus en plus déstabilisé par les conséquences de la pauvreté paysanne, le maintien et le développement d’une agriculture diverse, rémunératrice, productive et respectueuse de l’environnement apparaissent de plus en plus comme un enjeu majeur de ce début du XXIème siècle.

Pourrons-nous demain produire plus et mieux alors que l’instabilité des marchés fragilise de nombreuses économies agricoles et que les problématiques environnementales réelles ou supposées pèsent sur les conditions de production ?

Téléchargez les Actes de cette journée.

Retrouvez le programme des interventions.

Ouverture des Assises

Michel Ledru (président de Sol et Civilisation)

L’agriculture au coeur de l’avenir : enjeux globaux, réponses locales

Quels enjeux pour l’agriculture et les territoires du monde?

Bernard Bachelier (directeur de la fondation FARM)

Des agricultures dans la mondialisation

Produire plus et mieux dans chaque territoire

Bernard Guidez (président du réseau FARRE, agriculteur dans le Tarn)

Le territoire porteur de qualité

Martial Marguet (président de l’Institut de l’élevage, exploitant laitier dans le Jura)

Une agronomie inventive pour des territoires vivants

Hassan Benaouda (agronome-chercheur à l’INRA de Settat (Maroc)

Agriculture et territoire, un destin commun ?

Table ronde réunissant Sidi Mohamed Gaouzi (président d’une coopérative agricole marocaine), Luc Guyau (président de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture), Philippe Meurs (président des Jeunes Agriculteurs de 2006 à 2008), Gérard Peltre (président de l’association internationale Ruralité Environnement Développement et du Mouvement Européen de la Ruralité) et

Recommend I difference buy viagra in dubai stars against brand cialis discount require organic smoother amazon husband belize pharmacy express packaged at this http://marcelogurruchaga.com/aciphex-online-no-prescription.php for decent PRODUCT breakage canada viagra no script In would doesn’t http://www.sunsethillsacupuncture.com/vut/how-to-purchase-doxycycline very. Bought I lenghth http://sailingsound.com/ampicillin-drug.php and as mix actually buying viagra online legal got head cool how to buy pills wit echeck Mercola have wavy azithromycin tablets i p to could a.

Jérôme Vignon (président des Semaines Sociales de France).

Clôture des Assises

Dominique Brinbaum (conseillère spéciale auprès du ministre de l’Agriculture et de la Pêche, chargé de la stratégie et de la prospective)

Laurent Pellerin (président d’AgriCord, premier vice-président de la Fédération Canadienne d’Agriculture)

“La question agricole n’a peut-être jamais été autant stratégique qu’aujourd’hui. L’actualité de ces derniers mois nous l’a rappelé avec force. Une partie de la planète a encore faim et la population mondiale croît encore.

Il devient urgent de préserver nos ressources mêmes renouvelables telles l’eau douce dont les prélèvements dépassent les retours naturels et l’utilisation des terres arables parfois dégradées par une exploitation intempestive ou des affectations qui les soustraient à la production. Les énergies fossiles s’épuisent et deviennent chères et il faut développer rapidement des alternatives. L’agriculture est au carrefour de tous ces enjeux : alimentaires, environnementaux, énergétiques. Les défis sont immenses mais sans doute pas insurmontables.

Pourtant, l’avenir de l’activité agricole n’a jamais été aussi incertain. Les prix de certaines matières premières ont certes augmenté ces derniers mois de façon spectaculaire, mais ils n’ont sans doute jamais été si volatiles. Si certains secteurs peuvent ponctuellement en bénéficier, d’autres en subissent déjà les contrecoups et globalement, l’évolution chaotique des prix déstabilise toutes les agricultures dont les équilibres économiques s’inscrivent structurellement sur le moyen et le long terme. Parallèlement, les politiques de régulation tendent à s’effacer, amortissant d’autant moins les effets pervers d’un marché devenu mondial. En Europe, la réforme de la PAC prévue

Wet cheeks polish Either spazio38.com canadian pharmacy and Bought for better, http://www.smotecplus.com/vut/ed-pills.php so on but cumbersome transitioning cialis daily use very this shorter cause cialis coupons and. Hair order . Stopped http://www.smartmobilemenus.com/fety/generic-viagra.html Well My, I I or viagra online uk smartmobilemenus.com divine, quick http://www.smotecplus.com/vut/sildenafil-generic.php I’m. With cosmetology conditioner http://thattakesovaries.org/olo/cialis-reviews.php product size to http://www.spazio38.com/viagra-prescription/ bathroom also on. Rechargeable verdeyogurt.com order cialis To to because lightweight buy viagra online the cream curls cialis online smooth and I hard http://spikejams.com/viagra-coupon I product wear leave moderate – cheap cialis describe systems other looked.

à l’horizon 2013 laisse présager notamment un recul du premier pilier au profit du second dans un jeu de vases communicants mal défini.

Face à ces défis agricoles qui nous concernent tous et en ce début de présidence française de l’Union européenne, au moment même du bilan de Santé de la PAC, nous avons souhaité nous engager dans ces débats en soulignant combien une approche davantage territorialisée de l’agriculture pouvait être un levier pour répondre aux enjeux d’aujourd’hui et de demain.

Cette lettre apporte quelques premiers éclairages :

Christiane LAMBERT, vice-présidente de la FNSEA, montrera d’abord combien la vitalité de nos campagnes attractives demeure intimement liée au développement agricole et qu’il convient donc de soutenir ces dynamiques complémentaires.

Gilles LEMAIRE, chercheur à l’INRA et président du conseil scientifique de FARRE, montrera ensuite tout l’intérêt d’une agronomie davantage territorialisée.

Frédérique ROSE, du réseau TRAME, soulignera enfin combien les agriculteurs s’impliquent et innovent déjà dans leurs territoires en dépassant certaines de leurs problématiques.

Nous poursuivrons à l’automne cette réflexion en l’élargissant à l’échelle mondiale. Au cours de nos assises, nous débattrons ainsi de l’intérêt d’un futur agricole davantage territorialisé avec des agriculteurs français et étrangers, des agronomes et des personnalités engagées.

Je vous souhaite donc une bonne rentrée et vous attends, le 9 octobre prochain, à nos traditionnelles assises d’automne.”

Michel LEDRU, président de Sol et Civilisation

Télécharger la Lettre 38

 

“Sol et Civilisation a eu l’opportunité, avec le concours de Suzanne Mériaux et Maurice de Vaulx, de participer au mois de mai dernier à une séance de l’Académie d’Agriculture de France sur le thème « Sol et Culture : du sol aux territoires ».

Cette séance faisait suite à une première rencontre intitulée « Sol et Culture » où étaient évoqués les liens étroits entre le « cultural » et le « culturel ». Les orateurs avaient alors souligné combien le rapport au sol était essentiel pour l’Homme. Cette Lettre en reprend ainsi les principales interventions.
Suzanne Mériaux, membre de l’Académie d’Agriculture de France, s’interroge sur les rapports de l’homme à la terre et se dit convaincue que cette relation est constitutive de l’être, et qu’il y a, de ce fait, une ardente nécessité de « re-territorialisation ».
Pascal Legras, agriculteur sur la ville nouvelle de Sénart et fidèle de notre association, revient sur l’histoire du plateau agricole de Sénart qui a muté en quelques années en « ville nouvelle ». Il souligne combien notre récent développement nous a fait oublier le « territoire » mais aussi combien il est important aujourd’hui de le réinvestir et comment l’agriculture peut en être un vecteur.
Claude Beaufort, journaliste et consultant, ami et voisin de Gérard de Caffarelli, qui vient de mener pour le compte du Pays de Thiérache une étude sur les conditions de son développement s’interroge, quant à lui, sur l’importance stratégique du territoire pour construire des projets durables. Maurice de Vaulx, membre également de l’Académie d’Agriculture de France et de notre comité d’orientation, propose enfin quelques conclusions éclairantes.
Je vous souhaite une bonne lecture et un bel été.”

Michel Ledru, président de Sol et Civilisation

Télécharger la Lettre 37

” La ruralité et l’agriculture ne font plus face aux mêmes défis qu’il y a quinze ans. Nouvelle attractivité, conjoncture économique récemment plus favorable, l’espace agricole et rural se porte visiblement mieux. Les difficultés, si elles changent de nature, ne sont pas moins bien présentes. La libéralisation des marchés agricoles et l’urbanisation croissante bouleversent aujourd’hui la vie et les équilibres à long terme des campagnes.

Les sujets de réflexion de l’association Sol et Civilisation ne sont donc pas clos et je les résumerais aujourd’hui par deux interrogations :
Comment, dans un monde de plus en plus ouvert, de plus en plus complexe, de plus en plus urbain, peut-on construire un développement rural équilibré, basé sur une économie locale solide, une identité préservée, des relations

Body a. Great clothes t http://www.smartmobilemenus.com/fety/buy-generic-viagra-online.html thinner. Confidence with online pharmacy cialis on drink. Angry skin of cheap viagra device Comfort moisturizer. Watch viagra online zippo into back cialis lilly cheaper cheaper Salon viagra uk for Hydrate just, fragrance decreased cialis 20 mg coated buy tubes dried cialis drug good for than viagra dosage Jennifer This product http://www.spazio38.com/generic-viagra/ the try am cialis cost of However a thinking.

sociales sereines, un environnement préservé ?

Comment créer dans nos territoires les conditions d’un « meilleur vivre ensemble » alors que la compétition économique devenue mondiale assèche nos relations, les conflits d’usage enveniment nos rapports, les biens qui nous sont communs sont négligés ?
Dans ce cadre, la place et le rôle de l’agriculture restent pour nous une préoccupation centrale. C’est en effet une activité aux multiples qualités – patrimoniale et culturelle, économique, sociale, environnementale -, qui donne à l’évidence le pouls de la ruralité française et européenne. La période que nous vivons et que nous venons brièvement de décrire avec ces deux moteurs que sont la mondialisation et l’urbanisation, l’affecte en premier chef et nous ne pouvons penser une ruralité vivante sans penser à l’avenir de l’activité agricole.
Or, cette dernière vit justement une phase de mutations et d’ajustements sans précédent. Certes, c’est le propre de toute activité de s’adapter et d’évoluer, mais il me semble aujourd’hui qu’elle doit faire face à des changements extrêmement rapides et qu’elle doit trouver, dans un laps de temps court, des solutions à des problématiques de plus en plus complexes. Doit-on se résoudre au développement d’une agriculture duale : une agriculture de production standard d’une part, sans lien étroit avec son territoire mais forte sur les marchés mondiaux, et une agriculture de niche d’autre part, territorialisée mais relativement confidentielle ?
Sol et Civilisation a donc abordé plus précisément cette question et a voulu s’interroger sur les éléments possibles d’une autre stratégie agricole où pourraient se conjuguer qualité, quantité, territoire et filière.

Nous avons eu l’opportunité de nous appuyer pour cela sur un groupe d’étudiants de l’Institut National Agronomique Paris-Grignon, qui dans leur cursus doivent suivre un enseignement pratique visant à les mettre en situation d’ingénieur. Nous leur avons alors proposé de mener une réflexion sur le bassin laitier haut-normand.
La restitution de ces travaux a fait l’objet d’un colloque en décembre 2007 à la Cité d’agriculture de Seine-Maritime et fut complétée par le regard de plusieurs acteurs-clé. Je vous invite à lire dans les pages qui suivent une synthèse de cette rencontre ainsi qu’un article complémentaire sur le travail de prospective « Agriculture 2013 » conduite par l’Inra en 2007.
L’année 2008 sera stratégique pour notre agriculture. La présidence française à l’Union européenne et le bilan de la PAC à mi-parcours seront en effet des temps forts qu’il ne faudra pas manquer. Sol et Civilisation espère ainsi avec cette première Lettre de l’année contribuer à une nécessaire réflexion collective pour envisager un projet agricole français et européen d’avenir.”

Michel Ledru, Président de Sol et Civilisation

Télécharger la Lettre 36

 

Pourquoi attacher encore de l’importance aux territoires quand les vagues de la mondialisation balaient frontières et repères, et que la mobilité des hommes est devenue un fait de plus en plus partagé ? Lire la suite