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Voici la cinquantième Lettre de Sol & Civilisation.

« Cette publication qui accompagne nos travaux depuis 1996, au fond ocre très reconnaissable, a trouvé progressivement sa place. Elle est aujourd’hui diffusée à plus de 4500 exemplaires à rythme trimestriel. Elle connaît depuis peu une autre vie sur notre site Internet où certains numéros sont téléchargeables et où bientôt l’ensemble des articles publiés seront regroupés dans une base documentaire multi-thématique.

Raymond Lacombe, notre président fondateur, formait le voeu dans ses premiers éditoriaux que notre Lettre puisse être un espace ouvert aux idées et aux expériences, une espace de débat sur la ruralité, les territoires et plus globalement une réflexion à visée humaniste sur l’évolution de notre société. Cette société, nous disait-il, « dans sa marche forcée toujours plus rapide, déstabilise les groupes et les individus. La peur du lendemain, le risque de la perte de son emploi, les entreprises sur le qui-vive… tout cela crée un climat d’inquiétude et d’interrogation sur l’avenir. Il est nécessaire de redonner des perspectives. La place de l’homme, de sa responsabilité, de son rôle social et convivial doit, pour ce faire, revenir au centre des débats ». C’est, avec cette ambition, que près de 250 articles ont été publiés
depuis ; ce sont plus de 150 auteurs qui ont ainsi participé à ces débats livrant leurs réflexions, analyses et témoignages. Qu’ils en soient tous remerciés.  Dans cette période de débat démocratique où chacun cherche à proposer un chemin pour l’avenir de notre pays, nous avons souhaité saisir l’occasion d’un numéro spécial pour réaffirmer nos fondamentaux et remettre en perspective quelques textes qui ont marqué nos colonnes. Nous reviendrons ainsi dans les pages qui suivent sur des thématiques qui nous semblent importantes : la place du rural et de l’agriculture dans nos sociétés, le développement économique et la vie démocratique dans nos territoires. Nous espérons, ce faisant, éclairer des débats essentiels pour demain comme la nature du développement, l’organisation de nos territoires, la subsidiarité dans les niveaux de responsabilité. Ces thèmes me semble-t-il répondent en effet à trois grands enjeux que je voudrais, en guise d’introduction, souligner.

Il y a d’abord un enjeu rural. En France, l’opposition entre le rural et l’urbain semble aujourd’hui à première vue largement dépassée. Nous vivons dans une société de plus en plus intégrée où une grande partie de ce qui faisait la spécificité de ces espaces est en train de
s’atténuer. Les modes de vie sont désormais proches et nos territoires sont davantage interconnectés. Il n’en reste pas moins que s’exprime depuis quelques années un intense « désir de campagne ». L’exode urbain, la périurbanisation – phénomènes majeurs de la
dynamique démographique actuelle – sont certes encouragés par des logiques économiques (prix des logements moins chers) et sont favorisés par une capacité de mobilité accrue mais ils révèlent, me semble-t-il, un besoin profond pour chaque individu de se relier de nouveau au vivant, de retrouver des horizons, de sentir le temps des saisons, bref de retrouver la terre pour ne pas se perdre dans un monde de plus en plus artificiel. Je reste convaincu que l’homme ne pourra durablement vivre et s‘épanouir ni en « hors sol » ni hors du temps réel. Le territoire rural reste, de ce point de vue, un point d’ancrage et de relations fondamental. Trop souvent encore, l’espace rural est vu comme une réserve foncière des aires urbaines, il est temps de positiver sa différence et de mieux penser sa complémentarité avec la ville.
Il y a ensuite un enjeu territorial. Face aux crises économiques, politiques et environnementales qui secouent notre planète, nos états et nos communautés, le territoire apparaît comme un espace de projets d’avenir pour agir à la bonne échelle. C’est d’abord
un lieu d’innovation collective où peuvent être mis en synergie des entreprises et des projets, c’est aussi un espace pour agir ensemble notamment autour des problématiques des ressources naturelles qui demande à diverses parties prenantes de s’associer plutôt que de
s’ignorer, c’est enfin un lieu de respiration démocratique où peuvent s’articuler positivement démocratie participative et démocratie représentative. Au-delà du développement local, qui fait du lieu un creuset pour se différencier, le développement territorial qui est plus large apparaît donc de plus en plus comme un espace « médian » stratégique entre le local et le global, un noeud dans un système de relations toujours plus complexes pour favoriser un développement équilibré. C’est donc l’ambition du développement territorial que de
conjuguer développement économique, progrès social et gestion de l’environnement. Il doit résolument être encouragé.
Il y a enfin un enjeu de civilisation. Nous vivons simultanément des mouvements contraires qui peuvent se détruire l’un l’autre : la liberté individuelle et les exigences collectives, le local et le global, l’unité et la diversité, l’économie et l’environnement. Comment conjuguer
positivement ses forces plutôt que de les subir ? Les territoires ruraux, par leur nature même, par les hommes qui les animent, les projets qui les irriguent sont souvent aux avant-postes de cette ambition. Il est dommage que ces derniers soient alors vus comme de simples espaces récréatifs à entretenir. Mieux accompagner les expérimentations territoriales en milieu rural pourrait ainsi davantage inspirer nos sociétés en recherche de durabilité. L’Europe et la France ont la chance d’avoir un immense espace rural vivant, c’est leur identité, cela peut être une force dans la mondialisation, pour peu qu’elles en fassent un véritable atout de développement. »

Michel Ledru, président de Sol et Civilisation

Téléchargez la Lettre 50

Depuis vingt ans, Sol et Civilisation souhaite promouvoir un développement fondé sur le rôle de l’homme acteur des territoires et gestionnaire du vivant. Il y a vingt ans, cette question renvoyait directement à la place et au rôle de la ruralité et du monde agricole dans notre société et faisait échos au célèbre slogan de notre président fondateur Raymond Lacombe « Pas de pays sans paysans ».

Ces questions ne nous semblent pas closes mais la mondialisation, les nouveaux enjeux du développement durable, le recul du monde agricole, la périurbanisation en ont peut-être changé la nature.

Telle est la nature des débats de nos 20èmes Assises qui se sont déroulées le 29 septembre 2011 à la Cité Internationale Universitaire de Paris. Vous pouvez télécharger les Actes de cette journée.

Nous vous proposons aussi d’écouter (ou de réécouter) les différentes allocutions de cette journée :

 

  • Ouverture

Par Michel Ledru, Président de Sol et Civilisation (10’59)

Par Jean Paul Delevoye, Président du Conseil Économique Social et Environnemental (22’34)

 

  • Table ronde « Fin ou renouveau des campagnes ? »

Depuis 20 ans, la ruralité a bien changé. Encore largement agricole, démographiquement déprimée, souvent dépréciée, elle n’avait que peu d’avenir au début des années 90. La donne semble depuis s’être inversée. L’espace rural aujourd’hui attire et séduit, sa sociologie évolue et le monde agricole y est désormais largement minoritaire, ses activités se diversifient, son économie se transforme.
Cette table ronde a cherché à mieux comprendre les mutations et les dynamiques en cours pour apporter un regard critique et prospectif sur cette France qui semble se « re-ruraliser ».

Introduction et présentation par Claude Beaufort, animateur de cette journée (3’02)


Philippe Perrier-Cornet,
Directeur de recherche Inra, UMR MIOSA (15’36)

Pierre Veltz, Président Directeur Général de l’Établissement Public de Paris-Saclay (18’41)

Jacques Arnould, Ingénieur agronome et Historien des Sciences, chargé de mission au Centre national d’études spatiales (CNES) (9’44)

 

  • Table ronde « Le territoire, acteur du XXIème siècle ? »

Articuler le local et le global, conjuguer la marchand et le non-marchand, les projets individuels et collectifs, l’environnement et l’économie, le territoire peut être l’acteur d’une nouvelle synthèse créatrice. Mais comment faire territoire aujourd’hui alors que la mondialisation disperse et que l’individualisme tend à séparer ?
Des acteurs engagés au sein de Sol et Civilisation proposent une analyse nourrie de leurs expériences et de leurs initiatives.

Introduction et présentation par Claude Beaufort, animateur de cette journée (1’06)

Anne-Claire Vial, Secrétaire Générale adjointe de l’AGPM (Association Générale des Producteurs de Maïs), Vice-présidente de la Chambre d’agriculture de la Drôme (18’32)

Jean-Paul Claret, Maire d’Entremont le Vieux (Savoie) et Vice-président du Parc naturel régional de la Chartreuse (14’36)

Dominique Olivier, Directeur de la coopérative agricole Sicaseli (Lot) (14’04)

René Caspar, Économiste, ancien professeur à l’École Supérieure de Purpan (12’46)

 

  • Table ronde « Sol et Civilisation, nostalgie ou projet d’avenir ? »

Le sol cultivé est le socle de notre civilisation européenne. Sa gestion, son aménagement, sa mise en valeur ont longtemps été la source de nos fondamentaux, qu’ils soient économiques, sociaux ou environnementaux. Nos sociétés post-agricoles et post-industrielles s’en sont néanmoins progressivement écartées : mobilité des hommes, virtualisation financière, urbanisation …
L’Europe qui se cherche dans la mondialisation doit elle oublier ses racines ? Les territoires ruraux et l’agriculture peuvent ils être aux avant-postes d’une nouvelle modernité ?

Antoine Rufenacht, Maire du Havre de 1995 à 2010, Commissaire général pour le développement de la

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Vallée de la Seine (23’16)

Pierre-Olivier Drège, Directeur général de l’AGPB (Association Générale des Producteurs de Blé)
Luc Guyau, Président indépendant du Conseil de la FAO (37’19)

Claire Bolduc, Présidente de Solidarité Rurale du Québec (22’01)

Dominique Wolton, Directeur de l’Institut des Sciences de la Communication du CNRS (21’33)

 

  • Clôture

Par Jacques Delors, Président Fondateur de Notre Europe (21’21)

 


 

 

 

 

…ou l’histoire, en deux temps, de la relation entre le Parc naturel régional de Chartreuse et Sol et Civilisation.

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Le développement durable est souvent présenté comme un développement qui saurait concilier le progrès social, le respect de l’environnement et la croissance économique. Il renvoie en creux aux trois crises emboîtées de notre monde contemporain : la perte de sens de l’économie notamment par son artificialisation financière, la dégradation du vivre ensemble dans nos sociétés individualisées, la rupture des équilibres écologiques.

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Les territoires sont confrontés en Rhône-Alpes comme ailleurs dans le monde au défi d’un développement durable. Comment en être acteur ? Comment conduire le changement nécessaire ? Quelle gouvernance pour nos territoires ? Voilà quelques grandes questions qu’a souhaité éclairer par des expériences de terrain l’association Sol et Civilisation – Groupe Chartreuse le 11 février 2010, à la Maison des Arts de Saint Laurent du Pont.

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« Cela fait maintenant 10 ans que Sol et Civilisation existe. 10 ans que nous essayons de monter, de piloter des équipes de réflexion autour des grands enjeux de notre société contemporaine.

Sol et Civilisation est née de la grande manifestation qui avait eu lieu le 19 septembre 1991, à Paris, où 300 000 paysans et ruraux avaient réussi à interpeler la France entière en disant : « Réagissez, le monde rural existe, nous sommes encore là et nous pouvons rendre service à la société toute entière ! ».

Les fondements de notre association sont toujours d’actualité : l’homme doit être replacé au cœur des débats, de tous les débats, quels que soient ses origines, sa religion, sa philosophie, son milieu de vie.

(…)

C’est à nous, entrepreneurs, agriculteurs, élus, associations de trouver de nouvelles alternatives et de retrouver cette union sacrée entre l’homme, l’activité et l’espace. »

Raymond Lacombe, président

Sommaire

  • Y’a t’il un déménagement du territoire ?, par Gérard François Dumont, professeur à l’Université Paris Sorbonne
  • Restructuration départementale et réorganisation des paroisses, par Père Jean-Louis Vincent, directeur de l’Institut théologique d’Auvergne
  • Un développement durable au service des montagnards, par Jean Bouliaud, chercheur à l’Inra
  • Urbains, ruraux en Ile-de-France : contruire la coexistence, par Jean-Paul Huchon, président du Conseil régional d’Ile-de-France
  • Le projet socio-politique du développement durable, par Henry Ollagnon, professeur à l’INA-PG

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« Du niveau local à l’échelle mondiale, les questions sont les mêmes : comment faire en sorte que l’homme reste le pivot de tout développement équilibré, que la responsabilité fondamentale de chacun soit respectée et valorisée ?

Je suis convaincu que la gestion des territoires est une opportunité pour redynamiser la démocratie locale et partant la vie démocratique de nos pays. C’est en développant des relations économiques, sociales et culturelles fortes que les hommes responsables, depuis leurs territoires, pourront donner la force aux politiques en faveur d’une régulation des échanges mondiaux et d’une humanisation des conditions de développement de chaque pays.

Vous trouverez dans cette Lettre 10, les grandes lignes des débats des 7èmes Assises de Sol et Civilisation qui se sont tenues le 26 septembre dernier. Nous avons évoqué les moyens de réactiver la démocratie locale au sein des territoires qu’ils soient ruraux ou urbains. Plusieurs témoignages ont montré combien la gestion en bien commun était, en ce sens, porteuse d’espoir. Des propositions visant à favoriser le développement ont rallié l’assentiment des 200 participants. Certains

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sont d’ordre technique : renforcer la subsidiarité, rétablir la discussion entre technostructure et acteurs locaux, adjoindre à chaque structure un comité consultatif de forces vives du territoires, etc… »

Raymond Lacombe, président de Sol et Civilisation

Téléchargez la Lettre 10

« Notre pays a bien du mal à retrouver le sens et les bases fondamentales d’une vraie politique d’aménagement du territoire.
Après la récente loi Pasqua de 1995 qui avait suscité un large débat sur tout le territoire, le nouveau gouvernement veut aussi sa loi sur  » le développement durable du territoire ».
L’axe central des propos de Madame Voynet dans les premiers textes en préparation met l’urbain, la ville au centre, comme moteur de la gestion de territoire. « C’est par la ville qu’on féconde les espaces ruraux ».

Cette orientation de départ doit être revue sur le fond. Les grandes agglomérations sont en panne, les difficultés et les tensions s’y accumulent. Elles ne sont pus forcément la modernité d’hier, mais plutôt le repoussoir pour beaucoup.

Les grandes villes implosent sous les coups d’une sur concentration anarchique. Certains espaces ruraux souffrent d’anémie, les villes d’obésité. Combien de  temps une tête qui ne cesse d’enfler peut elle survivre à un corps atrophié ?

Il faut donc corriger ce qui devient insupportable. Il faut revenir à l’essentiel, aux fondements. Comment réanimer, se réapproprier, irriguer l’ensemble du sol national? Comment créer les conditions d’une répartition harmonieuse des hommes et des activités sur tout notre territoire ? (…)
Plus que jamais la nécessité d’une mobilisation générale pour se réapproprier tout notre territoire s’impose à tous. Ne partons pas dans une mauvaise direction. »

Raymond Lacombe, président de Sol et Civilisation

Sommaire

  • Les emplois à temps partagés en Ségala Limargue, par François Moinet

Télécharger la Lettre 9