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Sous la direction scientifique de Jean-Baptiste Millard, Délégué général d’agridées et de Hubert Bosse-Platière, Professeur d’Université, le nouvel ouvrage « Les biens communs en agriculture, tragédie ou apologie ? » vient de paraître aux Editions LexisNexis. Il reprend les Actes des Rencontres de Droit Rural, organisées le 11 avril 2019 par le think tank agridées et l’AFDR (Association Française de Droit Rural) auxquelles nous avions participé.

Qu’est-ce donc que ces Communs dont tout le monde parle ? Leur origine est extérieure au monde juridique.

Grâce au prix Nobel d’Elinor Ostrom, certains économistes ont, au début du XXIe siècle, remis au goût du jour la théorie des communs que le biologiste Garrett Hardin, à travers sa fameuse « tragédie des communs » (1968), avait paru un temps condamner, considérant que la propriété commune d’une ressource n’était pas compatible avec sa durabilité. Autant qu’il soit possible de l’appréhender de manière synthétique, une définition du commun pourrait être celle d’une ressource en accès partagé, gouvernée par des règles émanant de la communauté des usagers et visant à en assurer l’intégrité et le renouvellement selon un mode de gouvernance en commun.

Ce livre s’efforce de faire parler la science juridique. Que l’agriculture soit porteuse d’une charge émotionnelle collective de plus en plus forte à l’heure de l’écologisation de l’Homme, la chose paraît entendue. Mais jusqu’où faut-il aller dans cette collectivisation des utilités du sol sans rompre avec les acquis du siècle des Lumières ? Droits de l’humanité contre droits de l’Homme ? Apologie et/ou tragédie ?

Propriété foncière, eau, alimentation, biodiversité, autant de champs explorés par les différents contributeurs de cet ouvrage sous le prisme des Communs.

ONT CONTRIBUÉ À CET OUVRAGE :

Hubert BOSSE-PLATIÈRE, Pierre-Étienne BOUILLOT, Didier CHRISTIN, Benoît GRIMONPREZ, Carole HERNANDEZ-ZAKINE, Christian HUGLO, Jean-Baptiste MILLARD, Hervé PILLAUD, Thierry POUCH, François ROBBE, Benjamin TRAVELY, Nadine VIVIER.

 

Informations et commande :
137 pages / Prix : 29 € / ISBN : 9782711033911 / www.lexisnexis.fr
https://www.agridees.com/publication/les-biens-communs-en-agriculture-tragedie-ou-apologie/

 

Bravo à toute l’équipe de la Fondation Avril pour cet appel à soutenir les Banques Alimentaires et Solaal afin de faire face à la forte augmentation du nombre de personnes en situation de précarité alimentaire.

Aujourd’hui, la crise du coronavirus touche tout particulièrement les personnes fragiles en situation de précarité alimentaire. En effet, près de 150 000 personnes sans domicile sont particulièrement touchées de même que les personnes âgées isolées et les familles monoparentales. Parfois oubliés, il est important de rappeler que 20 % des étudiants vivent sous le seuil de pauvreté et se retrouvent actuellement dans une situation très difficile.

La fermeture des cantines scolaires a contraint les parents à assurer un plus grand nombre de repas mettant en difficulté les familles les plus fragiles. De même la fermeture des restaurants associatifs a déjà privé de repas une grande partie de la population.

Demain, la crise économique sans précédent que nous allons traverser va contraindre de nouvelles personnes à se tourner vers l’aide alimentaire. Près de 8 millions de salariés sont au chômage partiel. Les personnes qui perçoivent de faibles salaires pourraient se retrouver dans une situation encore plus précaire. Le FMI prévoit un taux de chômage de 10,4 % en France pour 2020 et 2021 et certains économistes annoncent que ce taux pourrait atteindre les 30 % à moyen terme. Cette forte augmentation du chômage aura pour conséquence inévitable d’accroître le nombre de personnes en difficulté.

Aujourd’hui et pour les mois qui viennent, les associations de l’aide alimentaire doivent faire face à de nouvelles problématiques liées aux perturbations de la chaîne alimentaire et notamment aux problèmes de logistique. L’association SOLAAL qui coordonne les dons entre la filière alimentaire et les associations doit se réorganiser pour faire face à un afflux de produits. En effet, les agriculteurs et les coopératives se retrouvent avec un surplus de production lié à la diminution des débouchés (fermeture de la restauration hors foyers…). La difficulté pour l’organisation des dons est amplifiée par le manque de mains d’œuvre et de transports aussi bien du côté des donateurs que des associations caritatives.

Mais à long terme, la crise sanitaire pèsera sur l’ensemble de l’aide alimentaire d’urgence. En effet, le nombre de personne dans le besoin augmentera inévitablement, les chaînes d’approvisionnements resteront bouleversées, les restrictions des exportations et importations et la nouvelle gestion des stocks des entreprises agroalimentaires risquent de fragiliser dangereusement les sources d’approvisionnements des Banques Alimentaires. Pour autant, ces denrées sont essentielles pour les Banques alimentaires qui les redistribuent ensuite aux associations.

Pour faire un don: http://www.fondationavril.org/projects/solidarite-covid19-alimentation-pour-tous/

#covid19 #alimentation #précarité #appelauxdons

Extraits de la Charte du Groupe

  • « Créer des lieux d’échanges et de débats afin de rompre l’isolement et de susciter des comportements citoyens. […]
  • Rappeler que l’économie et l’entreprise sont au service de l’homme. […]
  • Susciter une démarche de ressourcement et de recherche d’éthique commune fondée sur les différents textes de la déclaration des droits de l’homme. »

En 2001, Raymond Lacombe crée le Groupe de Camboulazet avec pour premier souci de “dépasser le quotidien pour réfléchir à l’avenir, se dégager de l’action pour la re-situer dans des perspectives élargies”. Depuis son départ, ses amis on décidé de poursuivre une démarche d’écoute et de réflexion sur la ruralité. Rapidement la décision est prise d’associer des jeunes. Ainsi, le lycée agricole de La Roque à Rodez devient partenaire, et avec ses élèves participe à l’organisation de conférences.

 

Au cours de l’année 2007, dans le cadre de la Lettre de Sol et Civilisation, Marie-Thérèse Lacombe et le groupe de Camboulazet rappelait les principaux enjeux qui animent leur engagement mais aussi les réflexions et travaux poursuivis par le groupe.

“Notre société perçoit essentiellement l’agriculture au travers de son rôle de production et d’alimentation. Certes, ce rôle est précieux et primordial et le restera toujours. Il est aujourd’hui souvent entaché et dénigré (pollutions, impact sur l’environnement). Il est urgent de prendre conscience que les missions de l’agriculture sont plurielles.

En réfléchissant aux relations entre agriculture et société face au vivant, nous devons nous pencher sur les avancées que nous proposent les agrobiosciences. Des

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voies nouvelles nous sont peut-être ouvertes, si nous savons être présents et participants.

Par ailleurs, vivant en pleine nature, conscients de leur place irremplaçable dans l’entretien des territoires, les agriculteurs ont à partager des biens, l’eau en particulier à tous et pour tous. Il est bon de se situer dans le grand circuit de l’eau sur Terre, de prendre connaissance des richesses, des manques, des gaspillages pour envisager une politique partagée par tous.

De la même manière le paysage, certes façonné par des générations d’hommes de la terre, devient une richesse à partager. Chacun, selon sa situation, son âge, son mode de vie, ses convictions spirituelles l’interprète différemment. Quel bienfait de pouvoir se le dire pour comprendre et contrer des barrières, certes virtuelles, mais qui sont à l’origine des guerres de voisinage, ou nous installent en concurrents. Le paysage appartient à tous.

Ces trois réflexions successives ouvrent des chemins d’avenir pour trouver la place de l’agriculture dans la société. Notre place existe, nous devons le faire savoir, le faire apprécier avec des thèmes renouvelés.

L’agriculture a toujours été très partie prenante et fondatrice du milieu rural. Avec un nombre d’agriculteurs en diminution constante qu’advient-il ? Qui parle actuellement du milieu rural ? Cela ne figurait pas dans les questions exposées lors des dernières échéances électorales à part l’énoncé du retrait de quelques services publics en milieu rural. Ceux qui y séjournent en vacances ou qui viennent y construire se font conquérants, avec des réflexes citadins mal appropriés. La ruralité existe, dépositaire d’un mode de vie et de valeurs propres que nous avons à partager, anciens et nouveaux venus sont ceux qui peuplaient les nombreux lotissements de nos petits bourgs, comme ceux qui s’installent dans nos usines et nos fermes abandonnées.

La ruralité est proximité, diversité, communauté, convivialité, simplicité. Elle est porteuse de beauté, d’authenticité, de vie cachée, de vie sauvage, de patrimoine, de paysage. Les lieux, l’écoute, l’accueil y sont vrais, ou plus proches à créer et à entretenir. Mais il n’y a pas de génération spontanée à ce bien vivre en rural, et le laisser faire peut conduire à des incompréhensions ou des affrontements. Avec des expériences régionales, européennes, nous avons réfléchi à ce concept. L’agriculture, porteuse du vivant et d’avenir. La ruralité porteuse d’espoir pour la société. Cela le sera si nous voulons être présents, inventifs, dans les nouvelles expressions de la vie rurale.

 

“Une fois encore, les gros titres des journaux se font l’ écho de notre incapacité à gérer le vivant de manière satisfaisante : vache folle, listériose, marée noire, qualité de l’eau …

J’ai noté deux types de réactions : d’une part la volonté d’améliorer la connaissance scientifique des phénomènes en jeu, ce qui me semble tout à fait légitime bien qu’insuffisant, et, d’autre part, la recherche d’un bouc-émissaire à qui on appliquerait des normes de plus en plus drastiques.

L’agriculteur, gestionnaire du vivant que je suis, sait bien que les choses ne sont malheureusement pas aussi simples.
Il est clair qu’abaisser le taux de listéria acceptable dans un pot de rillettes ne suffira pas à  prévenir les décès dus à la listériose. Il faut bien sûr que des normes de qualité s’appliquent à  l’éleveur, à l’abatteur, au producteur de rillettes, au transporteur, au commerçant, au fabricant de réfrigérateurs …Mais il faut aussi que le consommateur ne rompe pas la chaine du froid et nettoie son frigo régulièrement. Il faut que chacun des acteurs de la filière assume ses responsabilités. Complexe !

(…)

Ce numéro 15 de la Lettre se fait l’écho d’une de ces journées de travail. Qu’il s’agisse de la gestion d’un territoire comme Chartreuse, de grandes entreprises ou de la filière bois, des démarches nouvelles émergent. Elles méritent d’être mises en lumière car elles sont, à mon sens, porteuses d’espoir. Elles nous permettront de gérer des crises de gestion du vivant, qui ne vont pas manquer de se multiplier, témoin de la pollution au cyanure du Danube !”

Raymond Lacombe, président de Sol et Civilisation

Sommaire

  • Le Parc naturel régional de la Chartreuse : une machine à créer du dessein commun, par Pierre Baffert, ancien président du Parc
  • De la gestion durable des forêts, par Jean-Marie Barbier, directeur général de la Fédération nationale des syndicats de propriétaires forestiers sylviculteurs
  • Comment aider les grandes organisations à anticiper le changement ? , par Joop de Vries, directeur “Futures” de la société Sociovision


Téléchargez la Lettre 15

“Aujourd’hui de profondes incertitudes secouent la société française quant à la qualité et à la sécurité dans de nombreux domaines, en particulier, celui de l’alimentation. Des repères fondamentaux sont ébranlés.
L’affaire récente de la “vache folle” entraîne une dérive médiatique et psychologique et des interrogations fortes de la part des populations. Pour symbolique qu’elle soit, elle ‘est toutefois qu’une manifestation supplémentaire des déséquilibres dont souffre notre société : la qualité des produits est liée à celle des territoires et des relations entre les hommes.

C’est pourquoi, nous devons tous, car nous sommes tous concernés, faire face à ces problèmes en ayant recours à de nouvelles stratégies de qualité. C’est donc avec une actualité accrue que s’est tenu au Puy-en-Velay, le 12 juin dernier (ndlr 1996) le colloque organisé par Sol et Civilisation sur le thème “Le vivant, la qualité, les territoires : quelle stratégie pour les acteurs aujourd’hui ?”.

(…)

Vous trouverez dans cette Lettre le compte rendu des témoignages

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et discussions de cette journée. Mais elle es bien loin de faire le tour de la question, aussi nous serions heureux que vous nous fassiez part de vos réactions sur ce sujet à partir de vos propres expériences.”

Raymond Lacombe, président de Sol et Civilisation

Sommaire

  • La goutte d’eau, l’ours et le monde rural, par Henry Ollagnon
  • L’audit patrimonial, par Ambroise de Montbel
  • L’évolution du domaine qualité dans les entreprises, par Bertrand Jouslin de Noray
  • De la gestion de la Vallée de l’Ardèche, par Bruno Ach
  • Une stratégie de la qualité dans une imprimerie, témoignage d’Albert Rochat
  • L’institution patrimoniale du Haut-Béarn au quotidien, par Didier Hervé et Cécile Gounot
  • Paroles dans la salle
  • Conclusion : La qualité, une stratégie d’avenir

Téléchargez la Lettre 3