Face au sentiment d’abandons ressentis ou vécus par certaines campagnes, en réponse au défi de la «périphérie» territoriale face à la centralité métropolitaine, ces 28èmes Assises, co-organisées avec agridées s’attacheront à montrer que le rural à l’ère des réseaux aurait a contrario un avenir insoupçonné. Des signaux faibles bousculent nos géographies physiques et mentales, qui redonnent des perspectives à ces espaces peu denses mais demain davantage reliés.
Le numérique offre des opportunités au monde rural. Cependant nous oublions souvent que derrière cet immatériel se cachent des enjeux bien matériels : infrastructure, accès aux ressources, etc.. En outre, l’abondance d’outils pour faire du lien ne garantit pas que l’on fasse société.

Quelle place pour la notion de proximité à l’heure du numérique ? Et si l’important au XXIe siècle n’était pas tant la densité que la capacité à se relier ? Comment le rural peut-il s’en emparer et devenir un laboratoire d’innovations pour l’intégralité de la société ?

#numérique #ruralité #société

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Déclarée le 4 juin, à l’occasion de l’événement
« Ruralisons», la naissance du Parlement Rural français a pour vocation d’inspirer les politiques publiques destinées aux territoires ruraux. L’idée est de  reconstruire une image positive des potentiels que représente la ruralité pour la France. Il s’agit de remplacer un mythe rural sur lequel se fonde l’ensemble des relations villes/campagnes aujourd’hui par une vision plus proche de la réalité réelle et vécue.

En réunissant une grande diversité d’associations, dont Sol et Civilisation, d’entreprises et d’universitaires œuvrant pour les territoires ruraux, le Parlement Rural français constitue une instance représentative des ruralités. Construit sur une approche collaborative d’échanges et de réflexions partagées, il porte une vision globale de la ruralité au plus proche des enjeux du quotidien.

Il tiendra ainsi sa première session les 15 et 16 octobre 2019, en partenariat avec le Conseil Départemental de la Nièvre, au circuit de Nevers-Magny-Cours.

Programme et inscriptions

 

 

 

Vous souhaitez partager une autre vision des territoires ruraux à l’heure d’une métropolisation accrue, de l’arrivée de nouvelles populations et plus globalement de changements profonds de l’économie et de la société ?  Nous vous invitons à une journée dédiée aux territoires dits “apprenants”, au sein desquels chaque individu peut construire et partager ses connaissances avec les autres, documenter ses apprentissages, disposer des ressources, des lieux et des accompagnements nécessaires pour progresser mais aussi pour permettre à d’autres de s’en inspirer et d’améliorer leurs pratiques.

Téléchargez le Programme Journée d’échanges 

Quand ?
Mercredi 16 octobre 2019

Où ?
Caen, Région Normandie

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Contacts : Karine Volclair, Sol et Civilisation / Bénédicte Feuger, CREAN

Cette journée s’inscrit dans le cadre du projet “Territoires Apprenants” sélectionné par le Réseau Rural National lors de l’appel à projet de Mobilisation collective pour le Développement Rural” (MCDR).
Les partenaires :


 

Pourquoi les compétences collectives sont-elles si importantes pour le monde rural ? 

Explications de Truong-Giang Pham de Sol et Civilisation parue sur Pro Bono Lab.
#ruralité #compétences #territoire #attractivité #apprenance

#Gestion Territorialisée prévisionnelle des Emplois et des Compétences #Accompagnement Sol et Civilisation #ErdreetGesvres

3 questions à …Sandrine Daspremont,
Chargée de mission Emploi à la Communauté de Communes
Erdre-et-Gesvres (Loire Atlantique)

  • Pourquoi avoir engagé une démarche de GTPEC (Gestion Territorialisée prévisionnelle des Emplois et des Compétences) ?

Cela faisait plusieurs mandats que nos élus avaient cette idée en tête mais en tant que technicien la GTPEC n’avait pas forcement de sens, ni même d’intérêt. Mais le fait d’avoir vu d’autres territoires qui avaient engagé cette démarche nous a fait nous rendre compte de l’intérêt de cette réflexion. En effet, notre territoire est économiquement attractif, mais il subsiste un problème constant d’adaptabilité entre les compétences et l’emploi.

  • La plus-value de tout ce travail ?

La co-construction avec tous les acteurs : élus, institutionnels, entreprises, habitants, …
La GTPEC a réellement permis de faire consensus sur un scénario en 2030. La dynamique collective mise en place a aussi permis d’avancer pour aller vers la construction du plan d’action.

Et les grandes étapes de travail et de réflexion ?

Etape 1 : une prospective
Nous avons rencontré des acteurs du territoire via des entretiens pour échanger sur les facteurs de changement passés et futurs afin de percevoir leurs visions et leurs enjeux de territoire.
Puis des ateliers ont été organisés avec des acteurs pour co-construire les scénarios répondant à notre question concernant l’attractivité du territoire. Chaque acteur a choisi son scenario, lequel a finalement trouvé consensus auprès de l’ensemble des acteurs.

Etape 2 : un plan d’action
Nous avons construit un plan d’action autour de 4 secteurs clés pour le territoire :- agriculture, -eco-construction, -industrie et -services à la personne. Des professionnels issus de ces 4 secteurs ont ainsi été audités, ce qui a permis la mise en place d’un plan d’action finalisé.

  • Le rôle et la valeur ajoutée de Sol et Civilisation dans cette aventure ?

« Sans Sol et Civilisation, nous ne l’aurions pas fait »

Son rôle a été dans un premier temps de nous montrer la voie car nous avions besoin de professionnels sur ces questions. Sol et Civilisation nous a ensuite apporté un cadre méthodologique, des connaissances, mais aussi une certaine forme de soutien quand cela été nécessaire.

A télécharger 

Face au sentiment d’abandons ressentis ou vécus par certaines campagnes, en réponse au défi de la “périphérie” territoriale face à la centralité métropolitaine, cette journée co-organisée avec agridées s’attachera à montrer que le rural à l’ère des réseaux aurait a contrario un avenir insoupçonné. Des signaux faibles bousculent nos géographies physiques et mentales, qui redonnent des perspectives à ces espaces peu denses mais demain davantage reliés.

Le numérique offre des opportunités au monde rural. Cependant nous oublions souvent que derrière cet immatériel se cachent des enjeux bien matériels : infrastructure, accès aux ressources, etc.. En outre, l’abondance d’outils pour faire du lien ne garantit pas que l’on fasse société.

Quelle place pour la notion de proximité à l’heure du numérique ? Et si l’important au XXIe siècle n’était pas tant la densité que la capacité à se relier ? Comment le rural peut-il s’en emparer et devenir un laboratoire d’innovations pour l’intégralité de la société ?

#territoire #ruralité #numérique #société #lien

PROGRAMME

10h30-10h40 •  Mots d’ouverture

– Anne-Claire Vial, présidente de Sol et Civilisation
– Luc Esprit, administrateur d’agridées et membre du Comité d’orientation de Sol et Civilisation

10h45-10h50 •  Introduction par Natacha Fellous, animatrice de la journée

10h55-11h25 •  Exposé de cadrage : Retrouver la mémoire pour penser la révolution numérique

– Valérie Jousseaume, géographe, chercheuse au CNRS

11h30-12h15  TR1 : “Le numérique reconnecte la ruralité : vraies perspectives ou trompe l’oeil ?”

– Violaine Champetier de Ribes, entrepreneure française et e-résidente estonienne
– César Gélvez, doctorant en géographie numérique, CNRS/PACTE Grenoble

12h15-14h00  Cocktail déjeunatoire


14h00-14h45 
 TR2 : “Numérique et espaces ruraux : entre bénéfices et perturbations”

– Benoît Thieulin, membre du Conseil économique, social et environnemental, ex-PR du Conseil national du numérique

– Franck Burdeyron, directeur associé, Ocalia

– Dominique Viel, spécialiste des questions écologiques et environnementales, Ministère des Finances – administratrice de Sol et Civilisation


14h50-15h35 
 TR3 : “Faire territoire à l’heure du numérique : une chance à saisir ?”

– Fabien Miedzianowski, directeur général adjoint du Conseil Départemental du Cantal

– Hugo Lambert, coordinateur du Lab Territorial


15h40-16h10 
 Clôture : Retrouver le territoire pour panser la révolution numérique

– Valérie Jousseaume, géographe, chercheuse au CNRS


16h15-16h20 
 Remerciements des présidents

(sous réserve de modifications)

 

Les 27emes Assises de Sol et Civilisation inaugurent un partenariat avec la Fondation Avril. Au cœur des préoccupations de nos organisations : les défis de l’agriculture.
Ce colloque a réuni chercheurs et acteurs des territoires autour de thèmes majeurs comme : La place des agriculteurs dans les territoires, les enjeux agricoles dans les territoires en transition, le rôle des agriculteurs face à de nouveaux besoins, les initiatives et les outils existants et ceux à imaginer pour une agriculture créative et pérenne.
À la lumière des exposés et des échanges, c’est finalement notre capacité à savoir-vivre ensemble dans un monde meilleur, qui est en question.

#transition #agriculture #agriculteur #ruralité #innovation #financement

Avec les précieuses interventions de : • François Beaupère, Président de la commission territoires, Chambre régionale d’agriculture des Pays de la Loire • Denis Digel, Président de Cœur Paysan • Sophie Galharret, Déléguée RSE de GRDF • Rob Hopkins, Fondateur du mouvement international des Villes en Transition • Hervé le Bras, Démographe et historien • Jean-Hervé Lorenzi, Président du Cercle des Économistes • André Marcon, Président de MACEO • Valérie Métrich-Hecquet, Directrice générale de la DGPE – la direction de la performance économique et environnementale des entreprises – auprès du ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation • Thierry Pech, Directeur général de Terra Nova • Bastien Sachet, CEO de Earthworm • Bertrand Schmitt, Économiste, directeur de recherche à l’INRA • Bernadette Sozet, Déléguée générale Initiative France • Laure Verdeau, Responsable de Mission au Pôle de Conseil, BPI

 

 

 

 

 

 

Dans le prolongement de son assemblée générale, Agr’idées a organisé le 5 juin 2019, à Paris, une conférence sur le thème « Faire de l’exploitation agricole une entreprise de son temps ». Tout au long de cette journée animée par Yves Le Morvan, se sont succédés des chefs d’entreprise agricole ou agroalimentaire, mais aussi des représentants de la distribution, de l’enseignement agricole, de la banque, des filières et des territoires, sans oublier des spécialistes du droit rural et de la fiscalité agricole. Leur point commun : dire haut et fort que l’entreprise agricole d’aujourd’hui ne peut plus être contrainte par des dispositions héritées du passé et doit s’épanouir dans un cadre rénové intégrant les nouveaux impératifs économiques et sociétaux.

L’entreprise agricole a d’ores et déjà de nouveaux besoins

Au cours d’une table ronde, Hubert Bosse-Platière (Professeur des Universités, UBFC), Julien Forget, avocat associé du Cabinet Terresa, Robert Boitelle (membre du Comité d’orientation de Sol et Civilisation) et Jean-Marc Bournigal (Directeur général AGPB) ont évoqué respectivement la question foncière, les évolutions de la fiscalité, la nouvelle dimension sociétale de l’agriculture et les outils de gestion de risques et de résilience de l’agriculture. Hubert Bosse-Platière a notamment souligné la nécessité de disposer d’un document unique qui permette d’envisager la politique foncière de manière globale, au lieu de l’actuel millefeuille territorial. D’après Julien Forget, la fiscalité évolue de plus en plus vers la notion d’entreprise multisectorielle. Robert Boitelle, lui-même pluriactif, constate que les ruraux ne connaissent pas ce qui se fait dans une exploitation agricole. « Nos fermes sont en perpétuelle évolution. Il faut montrer comment nous travaillons, rétablir le capital confiance. Demain l’agriculture sera innovante, mais encore plus communicante ! ». Pour les céréaliers représentés par Jean-Marc Bournigal, au-delà des outils destinés à améliorer la résilience des entreprises, une des réponses se trouve dans la démarche HVE, capable de rassurer la société civile.

VOIR AUSSI la vidéo de cette journée : https://www.youtube.com/watch?v=VwfhAjGnISE
(Retrouvez l’intervention de Robert Boitelle entre 4’17 et 4’28)

Tous les acteurs de la ruralité étaient réunis ce 4 juin à Paris à l’event “Ruralisons” pour donner un nouvel élan aux territoires.

Organisé par l’UMIH, Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, l’Association des maires ruraux de France, les Maisons familiales rurales, Familles rurales, l’Association nationale des Nouvelles ruralités et Leader France, il a été décidé la création d’un parlement rural français dont les premières décisions ont été présentées. Les signataires ont déjà pris contact avec Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des Territoires et des Collectivités territoriales.

ruralité désertification mesures

Pour en savoir plus :
http://www.lafranceagricole.fr/actualites/ruralite-creation-dun-parlement-rural-1,7,3288620133.html

 

Nous le savons, 40% des exploitants agricoles français ont 55 ans ou plus. Le nombre de jeunes installés a pour sa part baissé de près de 30% en 20 ans. Le renouvellement de la population agricole est donc un enjeu majeur pour l’intégralité de la société française.

Joel Salatin, agriculteur américain présenté par Time Magazine comme l’un des agriculteurs les plus innovants au monde, en a fait son cheval de bataille. Il défend ardemment l’importance de l’agriculture dans la société et cherche à inspirer une nouvelle génération d’agriculteurs innovants dans le monde entier. Sur la ferme établie par son père en deuxième activité en Virginie, il a lui-même lancé sa première entreprise de poules pondeuses alors qu’il n’était qu’un enfant et son fils Daniel, ainsi que ses petits-enfants, ont également lancé leur première activité avant leurs dix ans. Comment donc encourager les jeunes générations à s’installer ?

Pour Salatin, cela commence par montrer que l’on peut vivre confortablement du métier d’agriculteur – et ce, même sur des petites surfaces. Dans sa première Masterclass en France les 5 et 6 mai 2019 à la Ferme de Coume Sourde (Aude), il a présenté les fondements de son approche. Entre multifonctionnalité, gestion holistique des ressources et synergie des productions, son succès – une ferme générant aujourd’hui 3 millions de dollars de profits – fait dresser l’oreille à ses recommandations.

Accédez au portrait 

@Polyface Farm