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La notion de commun est de plus en plus utilisée pour qualifier nos ressources naturelles. L’eau, la terre, les forêts, la biodiversité du vivant seraient nos « biens communs ». Il s’agit ainsi d’affirmer que ces ressources sont précieuses et que les pressions écologiques qu’elles subissent nous concernent tous.

Cela dit, qualifier une ressource naturelle de « commun » n’est pas pour autant une garantie contre sa dégradation. En quoi et comment la notion de « commun » peut-elle devenir à la fois éclairante et opérante ?

Il faut sans doute se tourner vers les démarches de coopération et de gouvernance qui y sont associées. La « gestion en commun » nous permettrait ainsi de dépasser nos propres intérêts pour entrer dans des modes de prises en charge nouveaux.

Cette e-lettre revient sur la séance qui s’est tenue en novembre 2019 à l’Académie d’Agriculture de France à laquelle nous avons contribué et qui était consacrée à cette question.

Accédez à l’intégralité de la Lettre 63

Quel devenir pour les agriculteurs et les territoires du monde ?

En quelques mois, l’agriculture est revenue au cœur des préoccupations et des débats publics par la brusque montée des cours de certains produits agricoles et l’augmentation des prix alimentaires. Aussitôt se sont déclenchés des débats voire des polémiques sur les biocarburants et les aspects environnementaux. Au niveau mondial, des « émeutes de la faim » se multiplient et annoncent des crises récurrentes et de nombreux territoires ruraux sont fragilisés tant socialement qu’écologiquement.

Dans un monde en croissance démographique, dans un monde soucieux de préserver ses ressources naturelles, de maintenir une certaine biodiversité et de répondre aux défis climatiques et plus grave encore dans un monde de plus en plus déstabilisé par les conséquences de la pauvreté paysanne, le maintien et le développement d’une agriculture diverse, rémunératrice, productive et respectueuse de l’environnement apparaissent de plus en plus comme un enjeu majeur de ce début du XXIème siècle.

Pourrons-nous demain produire plus et mieux alors que l’instabilité des marchés fragilise de nombreuses économies agricoles et que les problématiques environnementales réelles ou supposées pèsent sur les conditions de production ?

Téléchargez les Actes de cette journée.

Retrouvez le programme des interventions.

Ouverture des Assises

Michel Ledru (président de Sol et Civilisation)

L’agriculture au coeur de l’avenir : enjeux globaux, réponses locales

Quels enjeux pour l’agriculture et les territoires du monde?

Bernard Bachelier (directeur de la fondation FARM)

Des agricultures dans la mondialisation

Produire plus et mieux dans chaque territoire

Bernard Guidez (président du réseau FARRE, agriculteur dans le Tarn)

Le territoire porteur de qualité

Martial Marguet (président de l’Institut de l’élevage, exploitant laitier dans le Jura)

Une agronomie inventive pour des territoires vivants

Hassan Benaouda (agronome-chercheur à l’INRA de Settat (Maroc)

Agriculture et territoire, un destin commun ?

Table ronde réunissant Sidi Mohamed Gaouzi (président d’une coopérative agricole marocaine), Luc Guyau (président de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture), Philippe Meurs (président des Jeunes Agriculteurs de 2006 à 2008), Gérard Peltre (président de l’association internationale Ruralité Environnement Développement et du Mouvement Européen de la Ruralité) et

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Jérôme Vignon (président des Semaines Sociales de France).

Clôture des Assises

Dominique Brinbaum (conseillère spéciale auprès du ministre de l’Agriculture et de la Pêche, chargé de la stratégie et de la prospective)

Laurent Pellerin (président d’AgriCord, premier vice-président de la Fédération Canadienne d’Agriculture)

“Une fois encore, les gros titres des journaux se font l’ écho de notre incapacité à gérer le vivant de manière satisfaisante : vache folle, listériose, marée noire, qualité de l’eau …

J’ai noté deux types de réactions : d’une part la volonté d’améliorer la connaissance scientifique des phénomènes en jeu, ce qui me semble tout à fait légitime bien qu’insuffisant, et, d’autre part, la recherche d’un bouc-émissaire à qui on appliquerait des normes de plus en plus drastiques.

L’agriculteur, gestionnaire du vivant que je suis, sait bien que les choses ne sont malheureusement pas aussi simples.
Il est clair qu’abaisser le taux de listéria acceptable dans un pot de rillettes ne suffira pas à  prévenir les décès dus à la listériose. Il faut bien sûr que des normes de qualité s’appliquent à  l’éleveur, à l’abatteur, au producteur de rillettes, au transporteur, au commerçant, au fabricant de réfrigérateurs …Mais il faut aussi que le consommateur ne rompe pas la chaine du froid et nettoie son frigo régulièrement. Il faut que chacun des acteurs de la filière assume ses responsabilités. Complexe !

(…)

Ce numéro 15 de la Lettre se fait l’écho d’une de ces journées de travail. Qu’il s’agisse de la gestion d’un territoire comme Chartreuse, de grandes entreprises ou de la filière bois, des démarches nouvelles émergent. Elles méritent d’être mises en lumière car elles sont, à mon sens, porteuses d’espoir. Elles nous permettront de gérer des crises de gestion du vivant, qui ne vont pas manquer de se multiplier, témoin de la pollution au cyanure du Danube !”

Raymond Lacombe, président de Sol et Civilisation

Sommaire

  • Le Parc naturel régional de la Chartreuse : une machine à créer du dessein commun, par Pierre Baffert, ancien président du Parc
  • De la gestion durable des forêts, par Jean-Marie Barbier, directeur général de la Fédération nationale des syndicats de propriétaires forestiers sylviculteurs
  • Comment aider les grandes organisations à anticiper le changement ? , par Joop de Vries, directeur “Futures” de la société Sociovision


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