Archive d’étiquettes pour : patrimoine commun

“A la périphérie des institutions publiques et privées se développent aujourd’hui des formes nouvelles de communs. L’idée centrale de ce livre est que le Commun fait système avec l’État et le Marché et qu’il existe une pluralité d’options et de pistes possibles d’aménagement de cette combinatoire.

Il ne s’agit pas ici de promouvoir les communs per se, mais d’observer les conditions et les voies de déploiement de différentes formes de communs à la lisière des systèmes institués (comme l’État et le Marché), d’évaluer leurs transformations, d’examiner les dimensions éthiques de leur mobilisation.

Cet ouvrage réunit des chercheurs, des enseignants de plusieurs disciplines et différents acteurs privés et publics du Commun qui apportent à la fois des précisions théoriques – du côté du droit et de la philosophie en particulier – et leurs expériences pratiques dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture et du numérique.”

Didier Christin a contribué à la rédaction de cet ouvrage, pour le chapitre « Regards croisés : les communs porteurs d’alternatives pour la gestion du vivant dans les territoires ruraux »

Sommaire :

Dans toutes les bonnes librairies depuis aujourd’hui, n’hésitez pas à nous partager vos impressions à sa lecture !

« L ’eau est une ressource essentielle et un élément de culture pour l’homme et ses activités. En ce sens, c’est un patrimoine car c’est un élément constitutif de notre identité et de nos projets. Pour maintenir les qualités de ce patrimoine, pour répondre aux attentes de tous, urbains comme ruraux, entreprises comme agriculteurs, collectivités comme particuliers, l’eau doit être gérée. En d’autres termes, il ne peut y avoir de patrimoine vivant sans gestionnaire de ce patrimoine.

Reconnaître que l’eau est aussi un produit des hommes, c’est alors positiver la fonction des agriculteurs dans leur vocation de gestionnaires des ressources locales, car c’est les considérer comme coproducteurs de ce bien qui va devenir de plus en plus rare, notamment dans le bassin méditerranéen. Cela suppose certainement des ajustements et des corrections dans les rapports entre la gestion des sols et la gestion de l’eau, cela suppose probablement de réfléchir à la répartition territoriale des productions et donc des usages des sols. Cela ouvre également la question des encouragements financiers aux gestionnaires des sols car il me semble légitime de pouvoir rémunérer les services rendus. Bref, cela suppose de construire un projet partagé et nous touchons là probablement au problème de fond.

La question n’est plus, en effet, aujourd’hui de faire reconnaître que telle ou telle ressource naturelle fait « patrimoine » et nécessite une prise en charge localisée. La question n’est plus de savoir s’il faut responsabiliser les différents acteurs dans cette prise en charge. La question n’est plus de savoir si l’agriculture doit être un allié dans cette gestion. La question aujourd’hui est de savoir comment il est possible de construire des projets partagés dans nos territoires avec l’ensemble des parties prenantes. Bref comment, il est possible de passer de ce désir de « patrimoine » à la « patrimonialisation ».

L’enjeu aujourd’hui est de définir les processus nous permettant de nous rencontrer et d’agir ensemble pour effectivement prendre en charge des patrimoines alors devenus communs. Le monde agricole, confronté, peut-être plus que d’autres à ce type d’enjeu a tout intérêt à le positiver. D’une part, parce que s’il est parfois présenté comme un problème, il est en fait une solution. C’est parce qu’il y a et il y aura des agriculteurs dans nos territoires qu’un certain nombre d’équilibres pourront être maintenus – Nous pensons ici à l’eau bien sûr mais aussi à la biodiversité, à la maîtrise des incendies, aux paysages. D’autre part, c’est parce que le monde agricole, ouvert et constructif, se présentera dans des projets territoriaux, qu’il aura en retour la reconnaissance et des sources de financement pour les services qu’il assure à la collectivité.

L’eau est notre patrimoine à tous. Il convient aujourd’hui de le « patrimonialiser ». »

Michel Ledru, président de Sol et Civilisation

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Cette Lettre est dédiée à une synthèse d’une cycle de

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conférences portant sur les approches et des modes d’action en univers complexe. Ce thème de réflexion initié par la nécessité de nouvelles méthodes de prise en charge de la complexité des situations auxquelles notre société est confrontée, se trouve brutalement rattrapé l’actualité dramatique que constitue la grève de la faim entreprise par Jean Lassalle depuis le 7 mars 2006.

Jean Lassalle est membre du Comité d’Orientation de Sol et Civilisation; Investi de plusieurs mandats électifs locaux, nationaux et internationaux, il est confronté à la complexité du vivant à tous les niveaux, à partir du territoire qu’il représente.

Pour une meilleure compréhension des enjeux liés à la gestion du vivant, nous avons souhaité poursuivre en inscrivant notre réflexion dans un cadre plus large : comment peut-on finalement aujourd’hui comprendre et agir dans des univers de plus en plus complexes ?
Quatre intervenants nous apportent un éclairage de première qualité : Dominique Genelot, consultant en entreprise, Meyer Ifrah, consultant, Henry Ollagnon, professeur à l’AgroParisTech et enfin Bruno Latour, sociologue.

 

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« Depuis quelques années, se développent des crises de confiance graves liées à la qualité du vivant : la vache folle, la qualité de l’eau en Bretagne, la présence des loups dans les Cévennes …
Je considère que la crise de la citoyenneté en France est de même nature. Le taux abstention lors des dernières

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élections n’est il pas un signe du malaise de notre société, un signe de notre difficulté à gérer le bien qui nous est commun ?
D’autres crises sont larvées. Quelles conséquences auraient sur notre vie quotidienne, notre alimentation, ..un autre accident nucléaire comme celui de Tchernobyl ?

Deux attitudes s’offrent à nous. Nous pouvons nous enfoncer dans la tendance individualiste, dans le repli sur soi et nous en remettre « aux autres », c’est à dire aux institutions pour gérer la crise.
Mais nous pouvons aussi redécouvrir que chacun de nous, en tant qu’être humain, est un élément à la fois constitutif et gestionnaire d’un système complexe qui caractérise le vivant. (…)

Sol et Civilisation travaille dans ce sens. Elle participe à l’élaboration, à l’expérimentation et à la promotion de méthodes et d’outils de gestion patrimoniale.

Ce numéro 6 de notre Lettre fait état des débats qui ont eu lieu lors de la journée de travail du 9 juin (ndlr 1997) à Oléron Sainte Marie, à propos en particulier des outils et des structures permettant la mise en œuvre d’une gestion patrimoniale des territoires. »

Raymond Lacombe, président de Sol et Civilisation


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« Notre société, dans sa marche forcée toujours plus rapide, déstabilise les groupes et les individus. La peur du lendemain, le risque de la perte de son emploi, les entreprises sur le qui-vive…tout cela crée un climat d’inquiétude et d’interrogation sur l’avenir. On ne laisse plus le temps au temps. On se sent menacé et les solidarités fortes ont tendance à s’estomper.

Pourtant, la démocratie a des exigences éthiques. « Liberté, Égalité, Fraternité » lit-on sur le fronton de nos mairies. Cela veut dire que chaque citoyen, quels que soient sa fonction et son statut, doit être reconnu et considéré. Sa dignité personnelle est  sacrée. Les institutions que nous nous donnons démocratiquement doivent donc tout faire pour que chaque personne ait son dû, sa part, sa chance. Mais cela n’est possible que si chacun se sent responsable de tous.

Hélas, trop souvent nous exigeons de la société tout son contraire : j’ai droit à ceci, à cela, c’est un dû. Alors que nous devons être conscients que nous ne pouvons jouir de nos droits que si nous assumons l’ensemble de nos devoirs. (…)

Il n’y aura pas de communauté nationale vivante, libre et généreuse sans la petite part de chacun à l’effort commun. Nos droits et nos devoirs font un tout indissociable. »

Raymond Lacombe, président de Sol et Civilisation

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