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L’économie des territoires connaît depuis la fin des Trente Glorieuses des mutations profondes. Les besoins d’innovation, les diversifications sectorielles, les nouvelles mobilités demandent aux entreprises d’anticiper sans cesse pour rester compétitives et attirer les meilleures compétences. Les territoires ruraux sont bien sûr largement concernés par ces évolutions, leur économie est en perpétuel changement et l’effort d’adaptation devient quotidien. Comment dès lors mieux les accompagner ? Comment susciter des dynamiques entrepreneuriales proactives ?

Les 15 et 16 juin dernier, Sol et Civilisation participait à l’organisation d’un colloque à l’APCA intitulé « L’agriculture pour la qualité de vie dans les territoires » co-organisée avec l’APCA, le Courant pour une écologie humaine fondé par Gilles Hériard-Dubreuil, et les Chambres d’agriculture de Martinique et de la Drôme.

Cette rencontre a permis, avec des illustrations outre-marines et métropolitaines, des regards croisés sur des problématiques communes malgré les différences notables de ces territoires.

Retrouvez les vidéos de ces journées

 

La notion est apparue en 1350, est alors qualifiée de rural tout ce qui concerne « la vie dans les campagnes : l’habitat, l’économie, les mœurs… » (Y. Jean et M. Perigord – 2009). Pendant très longtemps, la campagne, de par ses activités, son rapport au sol, son organisation sociale, est un monde en soi, bien différent de la ville. Cette distinction est même structurante pour nos sociétés, l’urbain et le rural sont deux modalités d’occupation de l’espace, deux façons de vivre ensemble.

Aujourd’hui cette dichotomie ville-campagne semble de plus en plus dépassée. L’uniformisation des modes de vie, le développement des mobilités, la tertiarisation accrue de nos économies, l’interpénétration des habitats, font que la campagne ne serait plus vraiment la campagne. La ville, plus ou moins dense, serait finalement partout. Certains dès lors s’interrogent : le rural existe-t-il encore ?

Cette question ne nous semble pas seulement théorique car elle nous renseigne finalement sur l’ambition que nous avons pour les territoires ruraux. Seront-ils seulement des réserves foncières, des lieux de nature ou de production ou pourront-ils, par leur altérité propre, contribuer à construire d’autres équilibres, participer activement au développement harmonieux de nos sociétés ?

Ce 54ème numéro de notre Lettre ouvrira la question. Nous vous proposons pour ce faire d’abord le regard de trois chercheurs en sciences sociales, Guy Baudelle, Francis Aubert et Gilles Laferté, respectivement géographe, économiste et sociologue. Nous ouvrirons ensuite le débat avec quelques personnalités engagées Serge Bonnefoy, secrétaire technique de Terres en Villes, Vincent Piveteau, président du Collectif Ville Campagne, et Claire Bolduc, présidente de Solidarité Rurale du Québec. Nous vous proposerons enfin quelques réflexions que nous avons défendues avec Notre Europe-Institut Jacques Delors suite à une série de séminaires que nous avons co-organisée cet hiver sur la place des territoires ruraux dans l’Europe du XXIème siècle.

Les campagnes d’hier ont de toute évidence disparues. Les campagnes d’aujourd’hui sont de plus en plus connectées, les frontières comme partout s’effaçant peu à peu. Pourtant il nous apparaît bien que la ruralité, comme façon d’être au monde, comme pôle d’innovation, a encore toute sa modernité. Si l’espace clos n’est plus, le territoire reste bien une notion d’avenir.

Téléchargez la Lettre 54

Les territoires ont-ils encore un sens à l’heure de la mondialisation des marchés et de la mobilités des hommes, à l’heure des mondes virtuels et des réseaux ?

La ville et la campagne sont-ils encore des espaces singuliers ?

Avec la fonctionnalisation des lieux, ne faut-il pas seulement penser leur connexion et les aménager chacun pour qu’ils soient vivables ?

Guillaume Dhérissard, directeur de Sol et Civilisation a tenté de répondre à ces questions dans l’article “Faire territoire aujourd’hui, au-delà des villes et des campagnes” paru dans la revue PCM (Revue des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts) de février 2013.

Le lien entre finance et territoire est devenu un sujet de préoccupation majeure ces dernières années. Depuis la crise des subprimes en 2007 et la faillite de Lehman Brothers en 2008, les crises s’enchaînent par rebonds successifs, toujours plus importantes, toujours plus violentes, des marchés aux banques, des banques aux Etats, des Etats aux sociétés. Il faut bien l’avouer, la plupart d’entre nous découvrent une machine devenue infernale : une finance satellisée par rapport au monde réel ; on parle désormais d’un rapport de 1 à 10 entre l’économie financière et  l’économie réelle.
L’effroi est d’autant plus fort que les solutions apportées semblent chaque fois insuffisantes ou timorées : nous assistons à un enchaînement des plans de sauvetage en Europe sans forcément voir le bout du tunnel et au-delà des discours, on peut effectivement s’interroger sur notre capacité à réguler la finance à l’échelle mondiale.
Dans ce contexte, les territoires, en particulier les territoires ruraux, risquent bien d’être emportés par ses ouragans financiers. D’abord, peut-être, parce que la ressource « terre » devenant une denrée rare sur notre planète, ils pourraient devenir des actifs attractifs pour les spéculations financières.
221 millions d’hectares de terres auraient déjà été acquis par des fonds d’investissement depuis 2011 soit 15 % de la surface cultivée dans le monde. Ensuite parce que les marchés agricoles financiarisés fragilisent globalement l’économie agricole. Ayons pour exemple ce chiffre en tête, 200 fois la production annuelle de blé s’échangerait aujourd’hui sur les marchés financiers. Enfin, parce que, pour rester compétitive, les activités économiques chercheront à s’agglomérer pour trouver des économies d’échelle ou chercher des synergies, bref à aller dans les métropoles urbaines. Or, la finance est nécessaire à l’économie pour, notamment, fournir de la trésorerie, couvrir les
risques, financer le capital de départ. Alors peut-il y avoir d’autres chemins possibles ? Sommes nous définitivement montés dans un train lancé à grande vitesse, désormais sans réel conducteur, et qui nous dirige vers un précipice ?
Nos 21èmes Assises, le 4 octobre dernier, ont cherché à montrer des voies porteuses d’avenir, nouvelles ou plus anciennes, où le couple finance et territoire reprend du crédit. Je vous invite alors à découvrir ou redécouvrir les exposés et témoignages de cette journée sur notre site Internet.
Nous vous proposons dans cette Lettre de prolonger le débat et de pouvoir apprécier les points de vue d’auteurs et d’acteurs du monde de la finance et des territoires tels que Frédéric Lobez, professeur à l’Université Lille 2, Amélie Artis, chercheuse à Science Po Grenoble, Wojtek Kalinowski, sociologue et historien de l’Institut Veblen et enfin Jean-François Laurain, Directeur Général Exécutif d’Unigrains.
Avec ce premier éditorial en tant que nouvelle Présidente de Sol et Civilisation, je souhaite également remercier de nouveau Michel Ledru qui, tout au long des 8 dernières années, a eu le sage souci de garder notre association ouverte aux hommes et aux idées.
Notre projet conserve dès lors toute son acuité : être un lieu indépendant de rencontres, de réflexions et d’intervention pour promouvoir et faciliter, depuis les milieux ruraux, un développement fondé sur le rôle de l’homme acteur des territoires et gestionnaire du vivant.
Dans ces temps de crises, ces moments où tout change, il convient de voir le monde différemment pour créer du nouveau.
Je reste convaincue que Sol & Civilisation, à son échelle, y contribuera.
Je vous souhaite une bonne lecture.

Anne-Claire Vial, présidente de Sol et Civilisation

Téléchargez la Lettre 51

Les 21èmes Assises de Sol et Civilisation, introduites par Anne-Claire Vial, présidente de l’association, se sont déroulées à la Fédération Nationale du Crédit Agricole (Paris) le jeudi 4 octobre 2012.

Alors que nous traversons une crise financière sans précédent, nous nous sommes interrogés cette année sur le lien entre finance et territoire. Nous avons ainsi cherché à montrer, à travers d’exemples et de témoignages, comment la finance, sous de multiples formes, pouvait être au service de projets de territoire.

Après un exposé de cadrage par Hervé Juvin, président d’Eurogroup Institute, en charge d’un rapport interministériel intitulé “Financer des territoires robustes et des sociétés résilientes” qui montra l’enjeu d’une reconnexion entre finance et territoire, et avant l’intervention d’un grand témoin européen, Mercedes Bresso, première vice-présidente du Comité des régions, plusieurs mises en dialogue ont ainsi été organisées successivement dans le cadre de trois tables rondes animées par Guillaume Dhérissard, directeur de Sol et Civilisation.
Dans un premier temps, un outil d’épargne solidaire au service du développement local a été présenté, suivi par la présentation d’un projet territorial en Bretagne avec multi-financements. L’exposé s’est achevé avec une initiative de financement public-privé à l’échelle d’un grand territoire, en l’occurrence dans le Massif Central.

Discours d’accueil : Anne-Claire Vial, présidente de Sol et Civilisation



Discours d’ouverture : Hervé

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Juvin, président d’Eurogroup Institute

 



 

Table ronde “L’épargne solidaire au service des entreprises”

avec Bruno Fieux, président d’Initiatives pour une économie solidaire (Iés)
et Dominique Garnier, gérant de Pays d’Olmes Bâtiment SARL

 

 

Table ronde “Conjuguer les financements pour le développement local”

 

avec Jérôme Guiard, directeur des marchés et des offres au Crédit Agricole des Côtes d’armor
et Dominique Rocaboy, agriculteur et président de Géotexia

 

 
 

Table ronde “Financer des projets de développement à l’échelle d’un grand territoire”

 

avec Jean-Yves Bechler, commissaire à l’aménagement du Massif Central
Pascal Guittard, directeur de l’Agence régionale du développement des territoires d’Auvergne
et Alain Picasso, directeur de l’Agence de développement territorial EDF de Rodez

Grand témoin:
Mercedes Bresso, première vice présidente du Comité des régions de l’Union européenne et ancienne présidente de la région Piémont en Italie

 

L’intégralité de cette matinée est également disponible sous format DVD au prix de 10 € (dans la limite des stocks disponibles).
Pour toute commande, merci de nous contacter via contact@soletcivilisation.fr

Vidéos réalisées par Imagiterre

L’agriculture apparaît aujourd’hui au cœur de la plupart de nos débats de société : sécurité alimentaire, qualité de l’alimentation, gestion de l’environnement, mutations énergétiques, préservation des ressources naturelles dans nos territoires, rôle de la science et du progrès technique dans l’innovation, compétitivité de nos économies dans la mondialisation, solidarité entre les peuples…

Pourtant, alors qu’elle n’a peut-être jamais été autant considérée comme stratégique, l’agriculture est de plus en plus accusée, sujet de divisions multiples ou mal comprise. Est-ce vraiment durable ?

« Pas de pays, sans paysans », nous interpellait Raymond Lacombe. Le 4e Cahier de Sol et Civilisation s’inscrit dans le sillage de la pensée du président fondateur de Sol et Civilisation. Il vise à comprendre cet apparent paradoxe et à éclairer l’actualité de cette conviction en France, et probablement dans d’autres régions du monde.
Pour ce faire, nous avons fait appel à différents regards et personnalités. Sans pour autant rechercher une lecture exhaustive de ce sujet, ô combien foisonnant, et encore moins des réponses définitives, les auteurs nous livrent ici leur part de vérité et contribuent chacun à mieux cerner le rôle que jouent ou que pourraient jouer les agriculteurs au sein d’un projet de société en ce début de XXIème siècle.

Retrouvez aussi des extraits d’une série de rencontre entre deux jeunes agriculteurs qui ont permis d’élaborer par la suite leur contribution commune pour le Cahier 4 avec l’article “Paysan entrepreneur, une posture pour les jeunes agriculteurs aujourd’hui”. Pour voir les extraits de leurs échanges et débats, cliquez sur ce lien.

Pour plus d’informations et commander l’ouvrage, contactez nous :

contact@soletcivilisation.fr
tél.: 01 44 31 16 61

Prix : 15 euros (+ frais de port)

ou accédez à la version téléchargeable de l’ouvrage en pdf.

“Sol & Civilisation vient de fêter ses 20 ans. Il y a 20 ans, le 29 septembre précisément, « le Dimanche de Terres de France », lançait effectivement, dans une rencontre enthousiaste entre ruraux et urbains, notre aventure associative.

Nos fondateurs, Raymond Lacombe, Gérard de Caffarelli, Henri de Benoist, Jean Dupuis et quelques autres étaient convaincus qu’une société qui oublie une partie de ses territoires, qui néglige le monde rural et ses agriculteurs ne peut durablement maintenir ses équilibres. Il convenait alors de promouvoir d’autres chemins de développement. Le sol, l’agriculture et les territoires ruraux pouvaient alors être davantage les ferments, les vecteurs et les partenaires d’un projet de société plus équilibré qui saurait relier l’homme à son territoire sans pour autant l’y enfermer.

Ces convictions gardent toute leur modernité. Aujourd’hui, le monde est contraint par des forces financières qui fragilisent chaque jour nos économies, économies qui sont soumises aux fluctuations du commerce et de l’échange marqués par la spéculation, les aléas boursiers et les errements monétaires. La production agricole et alimentaire est alors souvent réduite à une simple matière première, à un simple minerai. Dans ce monde qui se pense désormais de plus en plus dans l’abstraction et le virtuel, qui oublie le temps des saisons pour privilégier celui de l’immédiat, dans ce monde en recherche de solutions nouvelles, la ruralité a un rôle à jouer.

Nous avons voulu donc saisir l’occasion de cet anniversaire pour repenser cette relation qui nous semble féconde entre le sol et la civilisation, entre l’homme et son territoire, en la confrontant au contexte de notre temps et face aux enjeux à venir. Vous pourrez lire dans les pages qui suivent l’essentiel des débats de cette journée anniversaire, ouverte par Jean-Paul Delevoye et conclue par Jacques Delors, un de nos parrains, trois questions ont structuré nos échanges : « Fin ou renouveau des campagnes ? », « Le territoire, acteur du XXIème siècle ? » et enfin « Sol et Civilisation, nostalgie ou projet d’avenir ? ».

Ces éléments qui vous sont communiqués ici sont des extraits et des synthèses des différentes interventions. Vous pouvez néanmoins retrouver l’intégralité des débats et les films qui ont été projetés sur notre nouveau site Internet où vous trouverez par ailleurs une nouvelle base documentaire qui reprend progressivement toutes les publications de notre association.

Au moment où l’on fête ses 20 ans, il est de tradition de faire un vœu. Ce vœu sera simple : que Sol & Civilisation, avec les hommes de bonne volonté qui la composent, avec tous ceux qui la soutiennent, puisse contribuer à favoriser et à accompagner la vitalité des territoires, source d’équilibre de société et d’humanisme.”

Michel Ledru, président de Sol et Civilisation

Télécharger la Lettre 49

 

Depuis vingt ans, Sol et Civilisation souhaite promouvoir un développement fondé sur le rôle de l’homme acteur des territoires et gestionnaire du vivant. Il y a vingt ans, cette question renvoyait directement à la place et au rôle de la ruralité et du monde agricole dans notre société et faisait échos au célèbre slogan de notre président fondateur Raymond Lacombe “Pas de pays sans paysans”.

Ces questions ne nous semblent pas closes mais la mondialisation, les nouveaux enjeux du développement durable, le recul du monde agricole, la périurbanisation en ont peut-être changé la nature.

Telle est la nature des débats de nos 20èmes Assises qui se sont déroulées le 29 septembre 2011 à la Cité Internationale Universitaire de Paris. Vous pouvez télécharger les Actes de cette journée.

Nous vous proposons aussi d’écouter (ou de réécouter) les différentes allocutions de cette journée :

 

  • Ouverture

Par Michel Ledru, Président de Sol et Civilisation (10’59)

Par Jean Paul Delevoye, Président du Conseil Économique Social et Environnemental (22’34)

 

  • Table ronde “Fin ou renouveau des campagnes ?”

Depuis 20 ans, la ruralité a bien changé. Encore largement agricole, démographiquement déprimée, souvent dépréciée, elle n’avait que peu d’avenir au début des années 90. La donne semble depuis s’être inversée. L’espace rural aujourd’hui attire et séduit, sa sociologie évolue et le monde agricole y est désormais largement minoritaire, ses activités se diversifient, son économie se transforme.
Cette table ronde a cherché à mieux comprendre les mutations et les dynamiques en cours pour apporter un regard critique et prospectif sur cette France qui semble se “re-ruraliser”.

Introduction et présentation par Claude Beaufort, animateur de cette journée (3’02)


Philippe Perrier-Cornet,
Directeur de recherche Inra, UMR MIOSA (15’36)

Pierre Veltz, Président Directeur Général de l’Établissement Public de Paris-Saclay (18’41)

Jacques Arnould, Ingénieur agronome et Historien des Sciences, chargé de mission au Centre national d’études spatiales (CNES) (9’44)

 

  • Table ronde “Le territoire, acteur du XXIème siècle ?”

Articuler le local et le global, conjuguer la marchand et le non-marchand, les projets individuels et collectifs, l’environnement et l’économie, le territoire peut être l’acteur d’une nouvelle synthèse créatrice. Mais comment faire territoire aujourd’hui alors que la mondialisation disperse et que l’individualisme tend à séparer ?
Des acteurs engagés au sein de Sol et Civilisation proposent une analyse nourrie de leurs expériences et de leurs initiatives.

Introduction et présentation par Claude Beaufort, animateur de cette journée (1’06)

Anne-Claire Vial, Secrétaire Générale adjointe de l’AGPM (Association Générale des Producteurs de Maïs), Vice-présidente de la Chambre d’agriculture de la Drôme (18’32)

Jean-Paul Claret, Maire d’Entremont le Vieux (Savoie) et Vice-président du Parc naturel régional de la Chartreuse (14’36)

Dominique Olivier, Directeur de la coopérative agricole Sicaseli (Lot) (14’04)

René Caspar, Économiste, ancien professeur à l’École Supérieure de Purpan (12’46)

 

  • Table ronde “Sol et Civilisation, nostalgie ou projet d’avenir ?”

Le sol cultivé est le socle de notre civilisation européenne. Sa gestion, son aménagement, sa mise en valeur ont longtemps été la source de nos fondamentaux, qu’ils soient économiques, sociaux ou environnementaux. Nos sociétés post-agricoles et post-industrielles s’en sont néanmoins progressivement écartées : mobilité des hommes, virtualisation financière, urbanisation …
L’Europe qui se cherche dans la mondialisation doit elle oublier ses racines ? Les territoires ruraux et l’agriculture peuvent ils être aux avant-postes d’une nouvelle modernité ?

Antoine Rufenacht, Maire du Havre de 1995 à 2010, Commissaire général pour le développement de la

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Vallée de la Seine (23’16)

Pierre-Olivier Drège, Directeur général de l’AGPB (Association Générale des Producteurs de Blé)
Luc Guyau, Président indépendant du Conseil de la FAO (37’19)

Claire Bolduc, Présidente de Solidarité Rurale du Québec (22’01)

Dominique Wolton, Directeur de l’Institut des Sciences de la Communication du CNRS (21’33)

 

  • Clôture

Par Jacques Delors, Président Fondateur de Notre Europe (21’21)

 


 

 

 

 

“Nous avons mené avec le groupe dit de Toulouse de Sol et Civilisation ainsi que des acteurs territoriaux et des personnalités du monde de l’emploi, de nombreuses actions pour explorer une démarche innovante : la Gestion Territoriale des Emplois et des Compétences (GTEC).

Depuis 2008, le soutien du Réseau Rural Français nous a permis d’approfondir nos réflexions, confirmer certaines de nos hypothèses et de promouvoir des pratiques territoriales nouvelles. Ces financements ont rendu possible la création d’une plate-forme internet (www.territoireetemplois.fr) vitrine de pratiques innovantes des acteurs territoriaux en faveur de l’emploi en milieu rural. Par ailleurs, ils ont contribué à la publication d’un ouvrage de capitalisation sur la Gestion Territoriale des Emplois et des Compétences (GTEC), et favorisé des rencontres territoriales suscitant le transfert d’expériences et l’échange de savoirs pratiques. Ces actions sont essentielles pour favoriser l’innovation des acteurs territoriaux et constituent une forme d’accompagnement originale de la dynamique locale.

La Gestion Territoriale des Emplois et des Compétences est considérée par de nombreux acteurs territoriaux de l’emploi comme un levier du développement. Cette démarche nous vient de l’entreprise aussi une adaptation semble nécessaire pour qu’elle soit utilisable par tous. Dans ce travail d’adaptation, il n’existe pas, à l’heure actuelle, de référentiel solide et ce, malgré la bonne volonté des acteurs de s’en emparer. En se saisissant de la question, Sol et Civilisation ouvre la voie à un travail partenarial du local au national et ce, afin de faire émerger les grandes lignes opératoires de la GTEC.

Il existe de nombreuses façons d’aborder la question de l’emploi en milieu rural et la GTEC n’est qu’un vecteur du développement équilibré des territoires aussi, nous avons souhaité dans cette lettre, mettre l’accent sur le sens de ce développement « souhaitable » et vous proposer de lire les contributions des acteurs les plus stratégiques. Il existe bien entendu des nuances parfois importantes entre les contributions des uns et des autres, mais aussi de nombreux points de convergence à souligner comme par exemple la nécessité d’un dialogue territorial élargi ou encore l’anticipation prospective pour mieux s’adapter aux mutations économiques et partager le projet de territoire.

Je voudrais également vous inviter à venir partager nos réflexions sur la dynamique rurale actuelle et à venir à nos Assises qui seront cette année particulière puisque nous marquerons le 29 septembre prochain, notre 20ème anniversaire.

Je vous souhaite un excellent été.”

Michel Ledru, président de Sol et Civilisation

Télécharger la Lettre 48